Que veut dire écologie évolutive ?

L’écologie évolutive est une branche de la biologie évolutive et de l’écologie. Ces deux sciences partagent les mêmes objectifs et c’est donc tout naturellement qu’elles peuvent s’associer sans que ceci ait un impact négatif sur l’environnement et l’écosystème. Qu’est-ce que la biologie évolutive ? Qu’est-ce que l’écologie ? Et qu’est-ce que l’écologie évolutive ?

Qu’est-ce que la biologie évolutive ?

La biologie évolutive est la science qui permet de comprendre le monde vivant et son évolution. Elle s’est donné pour objectif d’étudier les forces évolutives ainsi que leur processus de mutation et entend répondre à des questions telles que celles relatives aux nouvelles espèces qui apparaissent au fil du temps, la raison de l’existence de deux sexes chez la grande partie des espèces, les raisons pour lesquelles les mâles et les femelles sont si différents dans beaucoup d’espèces, l’existence des chromosomes, la vie sociale, etc. Autrement dit, la biologie évolutive encore appelée biologie de l’évolution est un domaine à part entière de la biologie qui a pour mission principale de faire la lumière sur les scénarios et les différents mécanismes de l’évolution des espèces. Elle prend en compte plusieurs forces évolutives : la mutation, la sélection naturelle, la dérive et la migration.

Qu’est-ce que l’écologie ?

L’écologie, du grec oikos qui signifie maison et logos qui signifie discours, est la science de la maison. Encore appelée bio écologie ou bionomie, elle est une science environnementale qui étudie les êtres vivants dans leur milieu ainsi que les interactions entre eux. Autrement dit, c’est « la science des relations des organismes avec le monde environnant, c’est-à-dire, au sens large, la science des conditions d’existence ». L’écologie renferme plusieurs autres disciplines scientifiques. Il s’agit de l’écophysiologie (c’est la science qui étudie les relations entre un processus physiologique et les facteurs environnementaux), l’autoécologie (c’est la science qui étudie les relations entre un type d’organisme et les facteurs de l’environnement), l’écologie des populations (c’est la science qui étudie les relations entre une population d’individus d’une même espèce et son habitat), l’ergo motricité (c’est la science qui aide l’homme à se mettre en relation avec son environnement), l’étude des écosystèmes et l’économie globale.

Plusieurs disciplines sont dérivées de l’écologie dès lors qu’on l’aborde au sens large. Au nombre de celles-ci, nous avons l’écologie évolutive.

Qu’entend-on par écologie évolutive ?

L’écologie évolutive (à différencier de l’écologie comportementale et de la sociobiologie) est une branche de la biologie évolutive et une discipline dérivée de l’écologie qui vise à comprendre et décrire le caractère variable des systèmes écologiques. Elle vise à mettre un accent particulier sur les contraintes des milieux et sur la manière dont l’environnement et le quotidien influencent l’évolution au sein des espèces. Plusieurs disciplines font partie intégrante de l’écologie évolutive. Il s’agit de la dynamique des populations, de l’évolution des traits d’histoire de vie, l’écologie comportementale, l’évolution des relations interspécifiques et les dynamiques éco-évolutives. Pour son avancée, l’écologie évolutive se sert des résultats des travaux portant sur la génétique des populations et sur les mécanismes de la sélection naturelle. C’est ce qui permet aux écologues évolutifs d’intégrer comme il faut les contraintes évolutives dans leur programme de recherche. Aujourd’hui plus que jamais, l’écologie évolutive s’efforce donc de considérer à la fois la valeur adaptative des traits et leur capacité à évoluer.

Quels sont les grands axes de l’écologie évolutive ?

La quasi-totalité des travaux menée en écologie évolutive se fait dans le cadre de quatre grands axes à savoir l’évolution des traits d’histoire de vie, l’écologie du comportement, les interactions entre espèces et les adaptations aux changements de l’environnement dus à l’homme.

L’évolution des traits d’histoire de vie

Ici, les thèmes particuliers pris en compte sont relatifs à l’âge et à la maturité, au nombre et à la taille des descendants en fonction de l’espèce, au nombre de sénescence, au sexe-ratio et allocation dans la progéniture, aux individus spécialistes et généralistes et à la dispersion des individus.

L’écologie du comportement

Ici, les thèmes particuliers pris en compte sont relatifs aux systèmes d’appariement, à la sélection naturelle, à la coopération et l’altruisme, aux stratégies d’approvisionnement alimentaire et au choix de l’habitat de reproduction et la dispersion des individus.

Les interactions entre espèces

Ici, les thèmes particuliers pris en compte sont relatifs aux espèces proches et au déplacement des traits écologiques, aux interactions prédateurs-proies, aux interactions hôtes-parasites, aux interactions entre plantes et herbivores, au mutualisme, à la dynamique et à la coévolution.

Les adaptations aux changements de l’environnement dues à l’homme

Ici, les thèmes particuliers pris en compte sont relatifs aux changements globaux et à la dynamique de la biodiversité, aux relations entre écologie évolutive et biologie de la conservation, à l’écologie et à l’épidémiologie des maladies infectieuses, à la résistance aux pesticides et aux agents anti-infectieux, à la prédiction des résultats et des implications de la lutte biologique et à l’écologie et l’évolution des organismes génétiquement modifiés.